Ville et vélo : qui sont les championnes de France ?

Nous vous parlions en début d’année des résultats de l’enquête de la FUB, « Baromètre des villes cyclables : Parlons-en ». Depuis leur publication en janvier, les enseignements de cette consultation n’ont pas changé et les usagers attendent impatiemment le Plan Vélo 2018.
 
Grâce au traitement des 113 003 réponses, la Fédération française des usagers du vélo a attribué à chaque ville française une note allant de A+ (Excellent) à G (Très défavorable) correspondant à la qualité des conditions pour pédaler en ville. Nous vous proposons un petit tour de France des bonnes et mauvaises élèves du vélo français.

Des bons élèves avec un potentiel de progression

De nombreux efforts restent à faire en France pour rendre la pratique du vélo accessible à tous, quel que soit leur âge ou leur sexe. Sur 316 communes évaluées, seules 21 d’entre elles présentent pour les usagers des conditions satisfaisantes pour naviguer en ville à vélo. La mauvaise nouvelle de ce classement, c’est qu’il n’existe pas encore de ville française aux conditions excellentes (avec une note supérieure à 4,6/10). Mais ne rangez pas pour autant vos vélos ! Quelques villes françaises entreprennent une politique active en faveur des cyclistes, et cela se ressent sur le terrain.

Ces villes « favorables » à « moyennement favorables » à la pratique du vélo offrent quelques exemples de bonnes pratiques. La ville de Strasbourg en connaît un rayon sur le sujet : depuis 2017, elle met en place un plan global de « modes actifs de déplacement », dont le but est de doubler le nombre de cyclistes quotidiens, passant de 8% en 2017 à 16% en 2025. Avec ses 600 kilomètres de pistes cyclables et 20 000 arceaux de stationnement, la commune part du bon pied !

Quand le vélo peine à trouver sa place

Point négatif de cette cartographie des villes cyclables, près de 70% des villes du classement ont une note inférieure à la moyenne, faisant d’elles des communes insuffisamment adaptées pour la pratique généralisée et quotidienne du vélo. C’est le cas par exemple de Nancy, Amiens, Argenteuil ou encore Marseille. L’une des mesures les plus demandées par les usagers est l’aménagement de solutions sécurisées de stationnement des vélos (60% des réponses). Pour la FUB, la création de 200 000 places dans les gares serait un premier pas pour faciliter et encourager la pratique.  
 

Un parking à vélos du futur, testé à Grenoble. Ce système est bien pratique, mais il reste payant.
(Source : extrait de l'émission télégrenoble "C'est pas mal chez vous" spécial Métrovélo, mis en ligne par la SMTC Grenoble)

La petite reine n 'a pas dit son dernier mot en ville, mais des changements sont attendus principalement sur le plan de l’aménagement. Les cyclistes ne rêvent pas tant de routes moins fréquentées par des véhicules motorisés (31% des réponses) que d’un réseau complet et sans coupure pour les cyclistes (79%). La FUB préconise aujourd’hui la création d’un fond national vélo doté chaque année de 200 millions d’euros pour accompagner la transformation des villes et de la mobilité de leurs habitants.

Retrouvez les premiers résultats du Baromètre sur le blog et le détail des résultats par ville par ici.