Le covoit’ urbain, nouveau modèle de mobilité pour les métropoles de demain

En période de grève comme pour les départs en vacances, le covoiturage se conforte comme une alternative aux solutions de transports classiques. Les arguments sont séduisants : voyager confortablement, en bonne compagnie et pour un faible coût semble être la recette pour encourager cette pratique plus responsable et écologique.

Pour autant, le covoiturage reste limité à un usage très ponctuel et exceptionnel, alors que la majorité des trajets en voiture s’effectue quotidiennement, notamment entre le domicile et le travail. Le « covoiturage urbain », ou partage de trajet sur des distances de 20 à 40km, a encore un peu de chemin à faire avant de s’inscrire pleinement dans nos usages. Sur certaines applications, les utilisateurs ne sont pas encore assez nombreux pour offrir une vraie alternative à l’usage individuel de la voiture.

Les entreprises entrent dans la course du covoit’

C’est prouvé, moins nous passons de temps à nous rendre sur notre lieu de travail, mieux nous nous portons. Le Plan de Mobilité (projet imposé aux entreprises de plus de 100 salariés depuis janvier 2018) représente donc une belle opportunité pour les employeurs de simplifier la mobilité de leurs salariés. Dans ce cadre, le partenariat d’entreprises avec des applications comme Klaxit offre un levier de recrutement et de fidélisation, avec la création d’un réseau régulier de covoitureurs urbains.

« Dans les zones que nous avons densifiées avec nos clients, plus de 80% des inscrits trouvent des covoitureurs sur leur trajet et à leurs horaires, nous permettant d'atteindre la fameuse masse critique nécessaire au développement du covoiturage », précise Julien Honnart, Président et Fondateur de Klaxit. Derrière la dynamique B2B du projet, l’enjeu est de constituer un cercle de confiance entre salariés de diverses entreprises pour massifier et normaliser la pratique du covoiturage.

Vers des systèmes de transports intégrés

De Renault à Europcar, des grands noms du secteur industriel se sont lancés dans l’aventure du covoiturage urbain avec Klaxit, mais ils ne sont pas les seuls. Les collectivités entrent progressivement dans le jeu par le biais de subventions. C’est le cas d’Ile-de-France Mobilités qui, depuis le début des grèves subventionne (à hauteur de 80km aller/retour) les déplacements des Franciliens impactés dans leurs trajets quotidiens. Egalement en Ile-de-France, le groupe RATP proposera bientôt l’intégration exclusive de Klaxit dans l’application RATP qui deviendra une app multimodale, intégrant covoiturage et transport en commun.

Pour les territoires ruraux et péri-urbains, le covoiturage courte distance se présente également comme une solution simple pour compléter l’offre locale de transports publics. Alors, le covoiturage sur les trajets domicile-travail, on s’y met ?