Les transports publics, une épreuve partagée par les femmes à travers le monde

Les femmes sont des utilisatrices régulières des transports publics, qui constituent même l’une des seules solutions de transport motorisé dans les pays en développement. Le sentiment de sécurité est donc un élément essentiel dans la mobilité quotidienne. Pourtant, on reporte de plus en plus d’incidents qui prouvent que la sécurité des femmes est loin d’être acquise.
 
Un sondage réalisé par le CONAPRED (Conseil national pour la prévention des discriminations) et présenté dans un rapport Safe and Sound de la Fondation FIA pose la question des violences subies par les femmes dans les transports. 63% des femmes interrogées ont reçu des insultes genrées; 74% d’entre elles ont déjà subi des remarques dégradantes; 48% des attouchements sexuels; 36% ont vu des hommes se masturber devant elles, et des hommes se sont frottés sexuellement à 73% des femmes interrogées.
 
Le rapport de la FIA rappelle qu’il existe un fort taux d’agressions non-signalées, et ce même dans les pays les plus développés. A New-York, on estime que 96% des cas d’harcèlement sexuel et 86% des agressions sexuelles ne sont pas reportés aux autorités. Pour que le harcèlement sexuel ne demeure pas une banalité intériorisée par les femmes, les pistes d'action sont nombreuses, entre campagnes de sensibilisation et numéros d'urgence dédiés. La ville de Nantes a expérimenté en 2015 l'arrêt à la demande pour les femmes dans les bus de nuit. Une démarche réussie qui a été depuis pérennisée... Et généralisée à l'ensemble des usagers.