Le télétravail, une pratique plus si anecdotique

Métro, boulot, dodo : 34% des Français passent plus d’une heure dans les transports pour se rendre quotidiennement au travail. Un temps subi source de stress, de fatigue voire de dépression pour les personnes dépassant les 30 minutes de déplacement recommandées par l’Université de Cambridge.

Pour lutter contre ces maux, le télétravail constitue une alternative intéressante, et de moins en moins anecdotique au sein des entreprises selon l’étude du Comptoir MM de la nouvelle entreprise, crée par Malakoff Médéric, qui révèle que le télétravail est déjà une réalité pour 1 salarié sur 4. Un gain de flexibilité valorisé par les salariés, et bénéfique pour les deux partis.

Une pratique en voie de démocratisation

Encouragée par les ordonnances du 22 septembre 2017, la pratique du télétravail ne nécessite plus sa formalisation au sein du contrat de travail, et la publication d’un accord collectif ou d’une charte suffit pour sa mise en œuvre. Des process simplifiés préférés par les entreprises : sur les 25% de salariés recourant déjà au télétravail, 19% le pratiquent de manière informelle. Et ces politiques font des envieux : 56% des salariés interrogés et ne télétravaillant pas aimeraient pouvoir en bénéficier.

Le télétravail, un mode gagnant-gagnant

Il faut dire que les avantages du télétravail sont nombreux pour les salariés qui le pratiquent : meilleure productivité (87%), plus grande autonomie (90%) et engagement accru (82%). Mais les bienfaits sont également visibles sur un plan plus personnel, le travail à distance permettant entre autres un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (87%), une diminution de la fatigue (86%), et même une amélioration de la santé générale (81%).
 
Et les salariés ne sont pas les seuls à observer des conséquences positives à cette pratique. Pour les dirigeants, le travail à distance renforce l’engagement des salariés (82%), et contribue nettement à une amélioration de leur image (68%).
 
Pour éviter l’isolement, l’étude établit toutefois la durée idéale du télétravail, soit deux jours de l’aveu même des pratiquants.