Le vélo électrique est aussi l’ami de notre santé

Usagers du vélo électrique, marre des railleries des cyclistes « classiques » ? Une étude suisse prouve enfin que l’ebike, non content d’être confortable et pratique, offre les mêmes bénéfices pour la santé que le vélo dit traditionnel.​

Un vélo qui en a dans le guidon

Le vélo à assistance électrique (VAE) demande lui aussi un bon coup de pédale : c’est la conclusion d’un travail de recherche mené à l’Université de Bâle (Suisse). L’équipe du département Sport, Exercice et Santé, dirigée par Christoph Höchsmann s’est intéressée aux effets de l’ebike sur notre santé. Résultats des courses, le vélo électrique n’a rien à envier à sa version classique. Dans les deux cas, le vélo est un outil idéal pour prévenir les maladies cardiovasculaires.

Pour analyser le phénomène, les scientifiques ont étudié l’évolution des capacités cardiaques de  personnes en surpoids ou au niveau d’activité physique faible. Une trentaine de personnes se sont portées volontaires pour pratiquer 6 km de vélo par jour, au moins 3 fois par semaine. Or, les premiers effets de l’usage régulier du vélo électrique apparaissent au terme des quatre premières semaines. Dans le cas d’une pratique assistée ou non de la petite reine, les résultats montrent une amélioration significative des capacités d’absorption d’oxygène de l’usager.

La botte secrète du VAE

Pour l’équipe de Bâle, le vélo électrique est surtout un atout pour la santé puisqu’il peut représenter une vraie source de motivation pour la pratique régulière d’exercice. En effet, assisté par un moteur, l’usager doit nécessairement pédaler, mais il peut rouler plus rapidement et plus facilement malgré l’inclinaison du terrain. « Cela montre que le VAE peut aider et encourager les personnes âgées ou en surpoids à suivre un programme d’entraînement régulier » d’après Arno Schmidt-Trucksaess, professeur de médecine sportive à l’Université de Bâle.
 
Aujourd’hui, si le VAE suscite un « vrai engouement chez les usagers » (Jean Gadrat, directeur général d’Indigo Weel), sa pratique ne représente à Paris que 5% des trajets effectués, contre 29% à Amsterdam par exemple. Avec cette étude, plus d’excuse pour ne pas se lancer !

Crédit illustration : EPFL