Les granny flats

Après la tiny house voici la granny flat ! Un logement spécialement conçu pour nos aînés, directement dans le jardin ou rattaché au domicile familial.

Le concept est déjà bien installé au Royaume-Uni où plus de 30 000 de ces accommodations intergénérationnelles sont sorties de terre depuis son apparition dans les années 80.  Un succès qui s’explique en partie par son coût bien inférieur au tarif proposé par les maisons de retraite. Au Royaume-Uni, une maison de retraite coûte entre 35 000 et 45 000 € par an, contre un prix de 55 000 € pour une granny flat habitable à vie !

Contrer la solitude 

Selon une étude de l’institut CSA datant de 2017, 300 000 personnes de plus de 60 ans souffrent d’isolement en France et 1/3 de cette tranche d’âge ne sort pas tous les jours. Construire une granny flat est l’opportunité d’intégrer nos aînés au cocon familial et de multiplier les activités partagées au sein du foyer mais aussi à l’extérieur, pas besoin de granny car pour ça. 
 

Adaptable à déférents besoins

Seule contrainte pour bâtir une Granny house : être propriétaire et disposer d’un jardin assez grand pour accueillir un espace habitable. Une fois ces deux critères réunis, l’habitation peut très bien se retrouver accolée au domicile ou plus à l’écart sur la parcelle. Pour préserver leur  indépendance, ces logements disposent de toutes les pièces essentielles (chambre, salle de bains, toilette, cuisine, salle à manger …).

Des sociétés comme Granny Annexe ou The Green Room au Royaume-Uni offrent leur service pour aménager ce type de logement en tenant compte des spécificités qu’un logement pour personne âgée peut entraîner. Médicalisés ou non, la quasi-totalité de ces aménagements sont construits de plain-pied. 

Proche du mouvement BIMBY (Build in my Backyard) dont nous vous parlions ici, les granny flats peinent encore à trouver leur place en France. Toutefois, des sociétés comme Hoomz proposent aujourd’hui des studios à aménager dans nos jardins sans permis de construire.