La civic tech au service de la démocratie

Ce lundi 12 Novembre, Emmanuel Macron et Axel Dauchez, président de Make.org, ont annoncé le lancement de "l'Initiative pour une Démocratie durable" afin de renforcer la démocratie participative au travers de la Civic Tech. L’occasion pour nous de vous en dire un peu plus à ce sujet…

Qu’est-ce que la civic tech ?

On peut la défnir comme l’ensemble des procédés, outils et technologies qui permettent d’améliorer le système politique. L’expression est aussi utilisée pour définir les start-ups, associations et ONG qui visent à améliorer la relation entre les pouvoirs publics et les citoyens. Make.org fait partie des références en la matière. Fondée en 2015, la plateforme permet au citoyen lambda de se prononcer sur des questions d’intérêt général. Chacun peut faire une proposition ou bien voter pour celles des autres utilisateurs.

Outil de « lobbying » citoyen, Make.org a réuni 430 000 participants lors du grand Plan de la société civile contre les violences faites aux femmes. Les 8 actions retenues avaient été présentées à l’Assemblée nationale devant des parlementaires afin de les mettre en place. Parmi ces mesures : le renforcement du numéro d’écoute de femmes victimes de violences (3919) et la création d’une formation continue qualifiante des personnes en rapport avec les femmes victimes de violences.

Une des dernières consultations de la plateforme était dédiée à l’accès à la culture et a permis au ministère en charge d’expérimenter le Pass Culture. 10 000 jeunes habitant dans 5 départements pilotes (le Bas-Rhin, le Finistère, la Guyane, l’Hérault et la Seine-Saint-Denis) bénéficieront de 500 euros pour des concerts, des pièces de théâtre et même des abonnements Netflix ! (si vous avez 18 ans et que vous êtes éligibles, vous pouvez vous inscrire ici).

Si les civic tech se font le porte-parole des citoyens, elles peuvent aussi permettre aux collectivités de s’ouvrir directement à ses habitants. La plateforme Cap Collectif met en ligne des budgets participatifs proposés par les villes ou d’autres institutions et donne une dimension bilatérale à la démocratie participative.

Lors du sommet des GovTech qui a eu lieu le 12 novembre à l’Hôtel de ville de Paris, chefs d’Etat, entreprises et collectivités publiques ont cherché des solutions pour « rebrancher la démocratie aux citoyens » et se sont accordés sur la signature d’une charte. Parmi les engagements à tenir, celui de l’indépendance et de la neutralité des CivicTech sur le plan partisan, ainsi que la transparence de leurs algorithmes en donnant accès à leur code en opensource.

Les civic tech n'ont pas vocation à remplacer l'engagement citoyen mais bien plus à l'amplifier à l'air du digital et leur règlementation devrait déboucher sur un engagement plus fort, du côté des gouvernants comme des gouvernés.