Nouveau look pour un nouveau parking

Que ferons-nous de tous nos parkings quand la voiture autonome sera légion ? La perspective est encore lointaine, mais la question reste épineuse. Aujourd’hui déjà, les services de partage de véhicules réduisent la nécessité d’achat d’un véhicule individuel. Un phénomène encore marginale, mais que laisse la question en suspens : que faire des parkings devenus obsolètes ?

Les 7 vies du parking

La réponse se trouve peut-être dans le projet Peckham Levels, à la Londres. Dans ce quartier populaire du Sud de la ville, la fermeture du supermarché Sainsbury’s en 1983 a eu, en autres conséquences, l’inoccupation du parking de 10 étages attenant au commerce. Las du délabrement (et des mauvaises fréquentations), un appel à projet fut lancé par le conseil municipal pour retrouver une utilité à ce vaste espace inoccupé. La réponse de Make Shit et Carl Turner, l’équipe lauréate, est à la hauteur de l’espace offert par ce lieu insolite.

Ouvert fin 2017, le lieu a gardé certaines traces de sa première fonction, murs bruts et marquage au sol. Mais la ressemblance avec l’ancien parking s’arrête là. Car Peckham Levels est un véritable centre communautaire mêlant ateliers d’artiste, espaces de coworking, studio de yoga et parc pour enfants sur 7 étages.

Un projet à fort potentiel gentrifieur ?

La formule reprend les ingrédients de tout bon lieu branché, mais le lieu se veut avant tout ouvert sur le quartier : les espaces à louer restent bon marché pour les artistes et entrepreneurs en quête. Des quotas privilégient en premier lieu l’installation de talents issus du quartier. Sur les deux étages ouverts au public, les entreprises implantées devront dédier au moins une heure par semaine à des projets locaux. Une bonne manière de créer des liens et de rendre un peu de la générosité reçue.

Crédits photo de couverture : Peckham Levels