Ce verre va transformer nos fenêtres en source d’énergie !

Elément incontournable de nos intérieurs, les vitres qui habillent nos fenêtres nous protègent des éléments comme du bruit extérieur. Que se passerait-il si nous pouvions lui trouver un nouvel usage ?

Les chercheurs du Lawrence National Laboratory sont actuellement sur la piste d’une nouvelle source d’énergie : le verre. Traitée avec un liquide conducteur, la surface vitrée peut s’opacifier selon son exposition au soleil mais également convertir les rayons en énergie. Le principe est futuriste mais pourrait bien être commercialisable d’ici quelques années.

Un verre qui ne fait ni chaud ni froid

Au cœur du projet, les chercheurs américains s’appuient sur une technologie thermosensible qui n’est pas nouvelle : le verre transparent s’opacifie à mesure que le jour avance et réchauffe la vitre. En France, des bâtiments comme celui de l’Inpi à Courbevoie sont déjà équipés de ce système, qui assure des économies d’énergie et améliore le confort des occupants.

Pour aller plus loin encore et convertir la lumière naturelle en énergie, l’équipe du professeur Peidong Yang imprègne le verre d’un liquide conducteur dont les composantes s’approchent de celle d’un panneau photovoltaïque. Le résultat : un matériel capable de protéger en bloquant la lumière mais aussi de fournir de l’énergie solaire.

Une innovation prometteuse encore en quête de rentabilité

Avec ces potentielles « fenêtres intelligentes photovoltaïques », l’ambition des chercheurs est de rendre les bâtiments autonomes en énergie. Selon leur analyse, cette technologie pourra facilement être produite en grande quantité et de manière rentable. Mais avant de pouvoir commercialiser le système, quelques améliorations sont à prévoir, notamment pour optimiser le taux de conversion en énergie qui se porte aujourd’hui à 7% (le seuil de rentabilité économique étant à 10%). Celui-ci est inférieur à celui de panneaux solaires classiques, mais l’ombre apportée par cette technologie réduirait l’usage de l’air conditionné en régulant la température des bâtiments.

Employée sur des avions comme des maisons, ce verre photovoltaïque devrait offrir une source alternative d’énergie, notamment s’il est complété par l’installation de panneaux solaires. En ville, les véhicules électriques pourraient également bénéficier de ce dispositif, avec des vitres transformant le temps de stationnement en temps de recharge. L’équipe américaine se donne trois à cinq ans pour perfectionner leur technologie, il ne reste plus qu’à patienter un peu !